Qui n'a jamais rêvé d'un monde parfait, d'un petit village où la vie se déroule sereinement, rythmée par le cycle des saisons ; d'un cadre idyllique, d'une contrée où il fait bon vivre, avec des enfants qui rient en arrière-plan, comme sur les brochures ? Espérance, c'est ça, et bien plus encore. Espérance, c'est aussi un lieu où l'on arrive on ne sait comment, avec pour seuls bagages quelques souvenirs, une entrave que nous possédons tous, et le sentiment que ce lieu existe pour que nous y vivions. C'est un peu un pays imaginaire sans magie ni fantaisie, où un vernis utopique tente de cacher l'emprise totalitaire d'un directeur altruiste. Espérance, c'est une école-village où l'on se reconstruit, où l'on apprend à se libérer de ses problèmes et de ses peurs. Mais cette quête ne se fait pas toute seule : Espérance est aussi un lieu de doute, de délire, de violence. L'école a deux facettes ; sa petite ville au visage utopique et son « Reflet », son monde des rêves sans limites, où les apparences et les artifices civilisés tombent pour dévoiler la vérité dans toute sa cruauté... Il faudra travailler dur pour arriver à se souvenir. Se souvenir et changer. Car après tout, c'est le seul moyen de quitter Espérance, son mirage, sa prison dorée. Espérance, lieu d'ambiguïté, village aux mystères bien gardés. Alors, prêt pour l'aventure ? Rien ne vous y oblige... Car après tout, ce qui est en jeu ici, c'est votre âme.